Se faisant dictateur d'un jour, le soleil frappait fort sur notre crâne. Un désert nous entourait, ce qui nous faisait ressentir l'effet qui fait si peur. Un effet de solitude. Pourtant, à deux, cet effet n'avait aucune action de longue durée. Pour nous, il ne dura pas plus d'une seconde. Nous marchions, depuis quelques heures, quelques jours ou quelques années. Je ne sais plus. Ce dont je me souviens seulement, c'est que mon Chemin avait croisé la sien, et que depuis, nous ne nous sommes plus quittés. Mes vêtements étaient en lambeaux, ma gorge avait pris la fonction d'instrument de torture, et mes jambes ne me permettait plus de tenir debout longtemps. La soif me tenaillait. Mes pensées ne s'assemblait plus distinctement, et la folie semblait être une personne en face de moi me demandant de lâcher ce seul morceau de conscience qui me laisse croire encore en l'existence de la vie.
Mais cette main, froide pour me rassurer et chaude d'amitié, cette main ne me lâchait pas. Je jette un coup d'½il sur le coté, et je vois un visage rassurant, même s'il semble avoir autant de difficulté que moi à progresser sur le Chemin. Mais nous tenions, à deux, emprunt d'un esprit commun. Celui de l'amitié.
Nous arrivâmes dans une clairière pleine de chaleur, d'espoir et d'amour. Nous nous sommes lâchés la main, mais toutes ces épreuves partagées ensemble avait soudés nos esprit l'un à l'autre, et même la distance ne pouvait détruire ce lien d'affection superbe et indestructible.
La pastèque et le melon, bien que différents, resteront pour toujours frère et s½ur. Ils sont tous les deux ronds. C'est cela qui les rapproche. L'un est de petite taille par rapport à l'autre, mais chacun n'a qu'un but : Mûrir pour devenir le fruit le plus goûteux et le plus appétissant possible. Pour moi et Stacy, c'est pareille. Je t'aime. Et que ce lien d'amitié demeure à toujours, Marraine.